CD Projekt Red révèle que le premier jeu The Witcher devait avoir un mode multijoueur. Ce que ça change pour la série Netflix de Hissrich.

CD Projekt Red vient de lâcher une confidence inattendue sur le premier The Witcher, sorti en 2007. Le studio polonais a envisagé un mode multijoueur pour le RPG d'origine, avant d'abandonner l'idée. L'anecdote, relayée par Numerama, refait surface au moment où la série Netflix entame une nouvelle ère.
Pour les fans de l'adaptation, l'info paraît anecdotique. Elle ne l'est pas. Elle rappelle à quel point l'univers de Geralt s'est construit par accumulation de pistes abandonnées et de paris risqués — ceux-là mêmes qui ont fait du sorcier une licence multimédia.
La série créée par Lauren Schmidt Hissrich, lancée sur Netflix en 2019, n'a jamais eu cette latitude. Elle a dû composer avec la pression du jeu vidéo (notamment The Witcher 3) et celle des livres d'Andrzej Sapkowski. Trois supports, trois lectures, et un casting qui s'effrite : Henry Cavill a quitté le rôle, Liam Hemsworth reprend Geralt à partir de la quatrième saison. Anya Chalotra et Freya Allan, elles, restent en Yennefer et Ciri.
Le timing de cette anecdote n'est pas neutre. CD Projekt Red travaille en parallèle sur The Witcher 4, son prochain RPG. Évoquer une vieille tentative multijoueur, c'est aussi tâter le terrain auprès des joueurs après Cyberpunk 2077 et son mode coop annoncé puis abandonné. La franchise jongle avec ses propres engagements.
Du côté Netflix, le pari est différent. Avec une note TMDB de 7.9/10 et 32 épisodes répartis sur quatre saisons, The Witcher reste un hit Netflix sans atteindre le statut de Stranger Things. Le défi de la suite : prouver que Liam Hemsworth peut incarner Geralt sans faire oublier Cavill.
Ce que beaucoup oublient : c'est Joey Batey, dans le rôle du barde Jaskier, qui a porté la popularité virale de la série fin 2019 avec la chanson Toss a Coin to Your Witcher. Un détail qui dit beaucoup sur ce qui fait résonner cette adaptation auprès du grand public.
L'anecdote du multijoueur abandonné restera dans le folklore des coulisses. Mais elle rappelle une chose : The Witcher, jeu ou série, avance par essais et renoncements.
Source : Numerama