Jon Favreau avoue ne pas comprendre pourquoi Disney transforme sa série Disney+ en film. Un aveu rare pour le grand retour de Star Wars au cinéma.

Aveu déroutant pour le grand retour de Star Wars au cinéma. Jon Favreau, créateur et réalisateur de The Mandalorian and Grogu, a confié aux journalistes qu'il ne comprenait pas pourquoi Disney avait choisi de transformer sa série de streaming en long métrage. Une sortie de route à quelques semaines de la sortie en salles.
C'est inédit à Hollywood : un cinéaste qui questionne publiquement la stratégie de son propre studio sur son propre film.
Pour rappel, The Mandalorian est diffusée sur Disney+ depuis 2019 et totalise trois saisons pour 24 épisodes, avec une note de 8,4/10 sur TMDB. La série portée par Pedro Pascal dans le rôle de Din Djarin a longtemps été présentée comme le vaisseau amiral de la plateforme, celle qui devait justifier l'abonnement à elle seule. Disney a donc choisi de prolonger cette mécanique en envoyant Din Djarin au cinéma, sans passer par une saison 4.
Le malaise de Favreau dit quelque chose de plus large. Disney peine depuis plusieurs années à trouver la bonne fenêtre pour Star Wars sur grand écran. Recycler une série Disney+ pour le box-office, c'est implicitement reconnaître qu'aucun projet original n'est prêt. Le pari est risqué : les abonnés devront repasser à la caisse pour suivre Din Djarin, et les non-abonnés débarqueront sans connaître les enjeux des trois saisons précédentes.
Côté casting, c'est aussi un changement d'échelle. Pedro Pascal et Katee Sackhoff, dans le rôle de Bo-Katan Kryze, devront porter sur grand écran une intrigue pensée pour le format épisodique — entre la chute de l'Empire et l'émergence du Premier Ordre. La densité narrative qui faisait la force de la série, étalée sur 24 épisodes, va devoir tenir en deux heures.
Reste une question : ce film est-il une transition vers une saison 4, ou une porte de sortie pour rentabiliser un univers que Disney ne sait plus comment exploiter ? Quand le créateur lui-même hausse les épaules, selon Numerama, difficile de pencher pour l'option optimiste.
Source : Numerama