Nicolas Cage devient un Spider-Man détective des années 1930 dans Spider-Noir, sur Prime Video. Un pastiche film noir réussi, malgré une fin en demi-teinte.

Nicolas Cage enfile le costume de super-héros le plus improbable de l'année. Dans Spider-Noir, il incarne Ben Reilly, détective privé vieillissant et malchanceux dans le New York des années 1930, sommé de redevenir l'unique justicier masqué de la ville. La série arrive en France sur Prime Video.
Oublie le multivers tape-à-l'œil et les couleurs criardes.
Créée par Oren Uziel, cette déclinaison de huit épisodes joue à fond la carte du film noir des années 30 : trench-coats, jazz poisseux et ruelles trempées de pluie, le tout en noir et blanc. Telerama Series y voit un pastiche habile, à savourer en monochrome, servi par un Cage « dans son meilleur type de rôle ». Sur ce terrain, difficile de leur donner tort. L'acteur, roi des personnages cabossés, semble taillé pour ce privé désabusé.
Le pari reste risqué. La même critique prévient que le soufflé finit par retomber : l'idée d'un Spider-Man crépusculaire tient une saison, mais la mécanique s'essouffle ensuite — et le dernier acte déçoit franchement.
Un chiffre tempère pourtant cette réserve. Avec 9,1/10 sur TMDB, Spider-Noir s'installe déjà parmi les séries les mieux notées de 2026, et son statut « en cours » côté production laisse présager une suite plutôt qu'un coup unique. Le détail que beaucoup de fans ignorent : Cage ne joue pas le Peter Parker que tout le monde attend, mais bien Ben Reilly, un homme usé qui n'a plus rien d'un gamin en collant rouge.
Pour qui aime voir Nicolas Cage cabotiner dans un cadre stylé, le détour par les années 30 vaut largement le coup d'œil.
Source : Telerama Series