Nicolas Cage signe une prestation monumentale dans Spider-Noir, polar pulp 1930 noté 9/10 TMDB. Huit épisodes via Prime Video, suite déjà actée.

EcranLarge encense la nouvelle série Spider-Noir, où Nicolas Cage campe un Ben Reilly fatigué dans le New York pluvieux des années 1930. Huit épisodes, une note TMDB de 9.0/10, un détective alcoolisé en trench-coat élimé : la formule semblait casse-gueule sur le papier, elle s'avère redoutable à l'écran. EcranLarge la qualifie même de « miracle taré ». Et le résultat tient sur huit épisodes sans s'essouffler.
Selon EcranLarge, Nicolas Cage livre « une prestation proprement monumentale » dans le costume du détective privé Ben Reilly.
Créée par Oren Uziel, la série abandonne sagement le multivers et les costumes flashy pour planter son Spider-Noir dans un New York 1930 crasseux, gangréné par la pègre et la corruption portuaire. Ben Reilly y joue les enquêteurs malchanceux, payés en cash plutôt qu'en gratitude civique, contraint de se confronter à son passé d'unique super-héros de la ville. Autour de Cage gravitent Lamorne Morris en Robbie Robertson, Li Jun Li en Cat Hardy, Karen Rodriguez en Janet Ruiz et Abraham Popoola en Tombstone particulièrement menaçant. Le choix d'un Spider-Man vieillissant, alcoolisé, désabusé, payé pour traîner ses guêtres dans des arrière-cours pluvieuses, tranche radicalement avec dix ans de productions Marvel lissées par les algorithmes du Disney box-office. C'est exactement le genre de pari que la maison-mère aurait refusé de produire en interne — trop adulte, trop verbeux, trop ancré dans le pulp américain d'avant-guerre. Et c'est précisément ce qui rend la proposition aussi rafraîchissante en 2026, à un moment où la franchise cherche désespérément un second souffle. C'est aussi un test grandeur nature pour Amazon : si Spider-Noir convertit ses bonnes critiques en audience, MGM+ devient un argument de souscription Prime crédible face au catalogue Marvel/Disney+.
Spider-Noir est portée par MGM+, le studio passé sous pavillon Amazon depuis 2022. D'où sa diffusion en France via Prime Video plutôt que sur Disney+, comme le reste de la maison Marvel. Une bizarrerie de catalogue qui pourrait limiter la visibilité de la série auprès du public français habitué à chercher ses Spider-Man ailleurs.
Une saison 1 de huit épisodes, déjà classée « Returning Series » avant même la fin de diffusion : la suite est actée. Pour les amateurs de Cage en mode théâtral et de polar urbain pulp, c'est probablement la meilleure surprise super-héroïque de l'année, et l'un des rares spin-off Marvel à oser s'adresser à un public adulte plutôt qu'à un algorithme.
Source : EcranLarge