Le départ de Kevin McCormick chez Warner Bros et le western de Park Chan-Wook reflètent la satire d'Hollywood signée Seth Rogen sur Apple TV+.

Pendant que Seth Rogen incarne Matt Remick, le patron fictif de Continental Studios dans The Studio, les vrais bouleversements de Warner Bros ressemblent à s'y méprendre à un script d'Apple TV+. Cette semaine, Deadline annonce le départ de Kevin McCormick, EVP Production et Senior Advisor du studio, qui troque son poste exécutif contre un deal de producteur sur le lot. Son premier chantier : le reboot de The Bodyguard. En parallèle, Warner Bros vient de rafler aux enchères du marché de Cannes le western de Park Chan-Wook avec McConaughey, Butler, Pascal et Tang Wei, pour un montant estimé dans le mid-teens de millions de dollars selon Deadline. De quoi nourrir une saison 2 qui n'a jamais autant collé à l'actualité du métier.
La série lancée en 2025 sur Apple TV+ aligne déjà dix épisodes répartis sur deux saisons, avec une note TMDB de 7,7/10.
Créée par Seth Rogen, Evan Goldberg, Peter Huyck, Alex Gregory et Frida Perez, elle réunit Catherine O'Hara (Patty Leigh), Ike Barinholtz (Sal Saperstein), Chase Sui Wonders (Quinn Hackett) et Kathryn Hahn (Maya Mason) autour de Rogen.
Le pitch est limpide : Matt Remick dirige Continental Studios et jongle entre pression commerciale et désir de faire vivre le cinéma d'auteur. Le départ de McCormick illustre exactement ce dilemme. L'homme passe d'un poste de décideur à celui de producteur indépendant, libéré des contraintes corporate mais dépendant du studio pour boucler ses films. C'est précisément la zone grise que la série explore avec un humour grinçant.
D'après Deadline, le label Clockwork lancé récemment par Warner Bros a battu plusieurs rivaux pour le western de Park Chan-Wook. Le studio mise gros sur le cinéma d'auteur calibré grand public — là encore, le parallèle avec la série de Rogen est frappant. Remick passe son temps à courtiser des cinéastes prestigieux pour les attirer chez Continental.
Le timing est idéal. Seth Rogen et Evan Goldberg ont toujours dit qu'ils écrivaient leur comédie en regardant Hollywood se réinventer. Avec Warner Bros qui change d'équipe production et lâche un montant à huit chiffres pour un film de Cannes, la matière première abonde pour la suite.
Reste un défi : maintenir le rythme. Les comédies satiriques s'essoufflent vite quand la mécanique devient prévisible. Pour l'instant, le 7,7 TMDB et le casting cinq étoiles (O'Hara, Hahn, Barinholtz) montrent que le public adhère. Si tu n'as pas encore commencé la série, c'est le bon moment.
Source : Deadline TV