Telerama Series descend la saison 2 de The Pitt : le huis clos porté par Noah Wyle tourne en rond après 30 épisodes. Et Gemmill n'a plus trop d'options.

Telerama Series ne prend pas de gants : la saison 2 de The Pitt s'est achevée sur HBO Max, et le verdict fait mal. Après un démarrage 2025 salué par la critique comme l'un des meilleurs pilotes médicaux depuis longtemps, la série portée par Noah Wyle commence, deux saisons plus tard, à tourner en rond. Le concept même du show, son huis clos asphyxiant dans un hôpital de Pittsburgh, se transforme en piège créatif.
Si tu as adoré la tension brute de la saison 1, la saison 2 risque de te paraître en pilote automatique, coincée dans un carcan qui empêche les personnages d'évoluer vraiment.
Créé par R. Scott Gemmill, The Pitt a démarré en 2025 sur Max avec un parti pris radical : suivre médecins et patients dans le flux continu d'un service d'urgences, sans échappatoire. Noah Wyle y incarne le Dr. Michael 'Robby' Robinavitch, figure morale à bout de nerfs, et signe un retour critique salué par une note TMDB de 8,7/10. Autour de lui, Patrick Ball, Katherine LaNasa, Supriya Ganesh et Fiona Dourif composent un ensemble dense et volontairement surchargé. Mais le rythme imposé (trente épisodes sur trois saisons, soit dix par saison, un tempo bien plus serré que la norme des procéduraux américains) commence à jouer contre la série — et selon Telerama Series, l'attente générée par la saison 1 retombe. Ce qui était un pari formel audacieux menace de devenir un exercice de style à bout de souffle.
La balle est dans le camp de Gemmill, dont la saison 3 est déjà actée sur HBO Max et devrait prolonger l'aventure du Dr. Robinavitch et de son équipe épuisée. Changer de service, bouger le curseur temporel, élargir le cadre : sans secousse formelle ou narrative, la mécanique qui faisait la singularité du show risque de devenir sa prison créative.
Source : Telerama Series