Pendant que Favreau justifie les absences du film Mandalorian & Grogu, Tony Gilroy a déjà prouvé avec Andor qu'on pouvait faire Star Wars autrement.

Jon Favreau vient d'expliquer pourquoi son film The Mandalorian & Grogu fait l'impasse sur un gros détail de l'univers Star Wars. Le réalisateur assume ce choix dans une interview rapportée par EcranLarge, alors que la franchise Disney+ continue de chercher son équilibre entre fan-service et ambition narrative.
Pendant ce temps, une autre production a déjà tranché la question — et dans le bon sens.
Lancée en 2022 sur Disney+, Andor a clos sa deuxième et dernière saison cette année. Tony Gilroy, son créateur, n'a jamais cherché à plaire aux nostalgiques. Vingt-quatre épisodes, deux saisons, zéro complaisance envers les tics habituels de Star Wars : pas de Force omniprésente, pas de cameo Jedi, pas de clin d'œil appuyé. Le résultat ? Une note TMDB de 8.3 et un consensus critique que Lucasfilm n'avait plus vu depuis des années.
Diego Luna porte la série dans le rôle de Cassian Andor, futur héros de la rébellion croisé brièvement dans Rogue One. Gilroy fait le pari inverse de Favreau : au lieu d'empiler les références à l'univers, il a construit une chronique politique sur l'éveil d'un homme ordinaire face à la tyrannie impériale. Pas de bébé Yoda à vendre en peluche, pas de Mandalorien armuré pour les bandes-annonces.
C'est précisément ce que Favreau évite. Selon EcranLarge, son film s'autorise des absences calculées pour ne pas alourdir le récit, mais le réalisateur reste prisonnier d'une logique de spin-off élargi. Andor a démontré qu'on pouvait faire l'inverse : refuser le pacte fan-service et gagner sur le terrain de la critique.
Le détail que beaucoup ignorent : Andor a bouclé son arc en 24 épisodes répartis sur deux saisons à peine, avec une note TMDB de 8.3 qui en fait l'un des sommets critiques de l'ère Disney+. Pour une franchise qui dilue ses spin-offs sur dix ans, le geste a quelque chose de presque subversif.
Reste à voir si The Mandalorian & Grogu saura tirer la leçon. À voir aussi si Disney prendra le risque de confier à Gilroy un nouveau projet sans lui demander de garnir le récit de fan-service. Andor reste, pour l'instant, la meilleure réponse Star Wars de la décennie.
Source : EcranLarge