L'interprète de Starlight dans The Boys se confie au Hollywood Reporter : la maladie de Basedow a pesé sur tout le tournage de la saison 5.

Erin Moriarty, l'interprète de Starlight dans The Boys, s'est confiée au Hollywood Reporter sur les épreuves traversées pendant le tournage de la cinquième saison. L'actrice avait révélé en juin 2025 souffrir de la maladie de Basedow (Graves' disease), pathologie auto-immune qui touche la thyroïde. Elle dit ne s'être sentie pleinement présente qu'à la toute fin de la saison, selon The Hollywood Reporter TV.
La série d'Eric Kripke, lancée en 2019 sur Prime Video, totalise désormais cinq saisons et quarante épisodes. Moriarty évoque un final « bouleversant » — un mot qui pèse quand on connaît la trajectoire de Starlight depuis son arrivée dans Les Sept.
Ce témoignage va au-delà de l'anecdote de tournage. Fatigue chronique, palpitations, troubles de la concentration : les symptômes de la maladie de Basedow ne font pas bon ménage avec les cascades et les journées de quatorze heures d'un plateau Amazon. Jouer une super-héroïne pendant des mois dans cet état relève du tour de force physique, pas de la simple performance d'actrice. Que le projet arrive à son terme dans ces conditions mérite d'être souligné.
Avec une note TMDB de 8,4/10, The Boys reste l'une des locomotives de Prime Video. La plateforme n'aurait pas pu se permettre un décalage majeur sur un titre de cette ampleur, et l'équipe a visiblement tenu son calendrier.
Le timing du témoignage est habile. À quelques mois de la sortie, Moriarty humanise une saison qui arrivera auréolée du discours « fin d'ère », et elle reprend la main sur un récit qui aurait pu glisser vers le tabloïd.
Reste une phrase glaçante. Dire qu'elle ne s'est sentie présente qu'à la fin du tournage, c'est reconnaître qu'une partie des scènes que tu verras à l'écran ont été jouées dans un état second. Pour une actrice qui porte un des arcs les plus exigeants du show, passage d'héroïne lumineuse à figure désabusée, l'aveu est rare.
À Kripke, maintenant, de clore la boucle. Karl Urban, Antony Starr et Jack Quaid finissent eux aussi sept ans de rôle.
Source : The Hollywood Reporter TV