Eric Kripke a tranché : le dernier épisode de The Boys évitera le piège des finales gonflées artificiellement. Le showrunner prend ses distances.

Le grand final de The Boys ne sera ni un sprint, ni un marathon gonflé artificiellement.
Eric Kripke, créateur et co-scénariste, vient de dévoiler la longueur du dernier épisode de la saison 5, selon EcranLarge. Cette ultime saison conclura la série diffusée sur Prime Video depuis 2019. Le showrunner aurait calibré ce final pour éviter le piège habituel des grandes conclusions trop étirées.
Depuis le naufrage de Game of Thrones, les ultimes saisons des hits prestige cèdent à l'inflation : Stranger Things annonce des épisodes de plus de deux heures, House of the Dragon multiplie les arcs secondaires, et même les sitcoms s'offrent des conclusions à rallonge. Kripke prend le contre-pied. Cette discipline est rare aujourd'hui : Westworld a perdu ses spectateurs en route, The Walking Dead s'est étiré jusqu'à l'agonie. Le créateur, déjà passé par Supernatural et ses quinze saisons, sait qu'un final trop long dilue plus qu'il n'amplifie. La satire de Prime Video, déjà très dense en arcs politiques et en scènes choc, n'a pas besoin de remplissage cosmétique. C'est un choix d'auteur, et plutôt rassurant.
Avec 40 épisodes étalés sur cinq saisons et une moyenne TMDB de 8.5/10, The Boys reste l'une des cartes maîtresses de Prime Video, aux côtés de Reacher et de l'adaptation coûteuse du Seigneur des Anneaux.
Karl Urban en Billy Butcher, Jack Quaid en Hughie, Antony Starr en Homelander : la saison 5 doit clôturer les arcs de ce trio central, ainsi que ceux d'Annie January (Erin Moriarty) et de Mother's Milk (Laz Alonso).
Toute la question est de savoir si Kripke parvient à offrir une fin à la hauteur, sans recycler le finale-fleuve qui a fait tant de dégâts ailleurs. Le pari est assumé, et Amazon pourrait dans la foulée ouvrir la porte à un spin-off centré sur Soldier Boy ou prolonger The Boys: Mexico, en chantier depuis 2023.
Petit fait souvent oublié : avant The Boys, Antony Starr était quasi-inconnu hors de Nouvelle-Zélande, où il avait porté la série Outrageous Fortune pendant six saisons. Cette comédie noire ne s'est jamais exportée massivement en France, mais elle a permis à Starr de roder ce regard à la fois benêt et menaçant qu'il déploie aujourd'hui sous le costume d'Homelander. Sans cette préparation, l'adaptation du comics de Garth Ennis aurait probablement raté son virage politique sur la radicalisation et le fascisme américain.
Source : EcranLarge