Robert Kirkman, créateur d'Invincible sur Prime Video, qualifie The Amazing Spider-Man 2 de « merde ». Une charge qui éclaire sa méthode d'auteur.

Robert Kirkman, créateur d'Invincible, n'a pas mâché ses mots. Dans une intervention relayée par EcranLarge, il qualifie The Amazing Spider-Man : Le Destin d'un héros, le film de Marc Webb, de « merde » pure. Pour le scénariste américain, le long-métrage incarne tout ce qu'il refuse de faire en adaptation super-héroïque. Une charge frontale qui résonne d'autant plus que sa propre série animée, lancée en 2021 sur Prime Video, s'est imposée comme l'une des références modernes du genre. Avec cinq saisons et une note TMDB de 8.6, Invincible règne là où le second volet Spider-Man de Webb s'est planté.
Kirkman ne fait pas dans la diplomatie.
Selon EcranLarge, le créateur reproche au film d'avoir empilé des arcs narratifs sans en achever un seul, et d'avoir traité un blockbuster comme une bande-annonce pour des suites jamais venues. Le précédent l'obsède au point de servir de contre-exemple absolu dans ses propres choix de production.
Quand l'auteur d'Invincible critique une adaptation, l'industrie écoute. Sa série animée, portée vocalement par Steven Yeun (Mark Grayson), Sandra Oh (Debbie) et J.K. Simmons (Omni-Man), a démontré qu'on pouvait rester fidèle à un comic dense sans noyer le récit. Là où Webb empilait les sous-intrigues, Invincible installe ses enjeux et les paie cash, épisode après épisode. Le contraste devient un argument : Kirkman peut crâner parce que ses choix tiennent.
Le détail que peu calculent : en cinq saisons étalées sur cinq ans, Invincible totalise seulement 32 épisodes. Soit six à sept épisodes par an, là où la moyenne du streaming d'animation tourne souvent plus haut. Kirkman applique ce qu'il prêche — finir chaque arc avant d'en ouvrir un autre. À l'inverse, Webb a accumulé les vilains dans un seul film, ce que Kirkman dénonce comme la recette du naufrage.
Faut-il y voir une vraie analyse ou un coup de pression marketing à l'approche de la prochaine saison ? Probablement les deux. Reste que Kirkman assume publiquement le standard auquel il veut être tenu, ce qui est rare chez un showrunner de cette envergure.
Pour les fans francophones qui suivent Mark Grayson sur Prime Video, le message est clair : la patience d'écriture paie, l'opportunisme studio non.
Source : EcranLarge