EcranLarge étrille Stranger Things : Chroniques de 1985, le spin-off animé Netflix qui s'intercale entre les saisons 2 et 3. Verdict mitigé.

Le spin-off animé Stranger Things : Chroniques de 1985 débarque sur Netflix, et la critique d'EcranLarge est sans appel — un goût de déjà-vu pèse sur ce détour par Hawkins.
L'intrigue se loge entre les saisons 2 et 3 de la série mère. Selon EcranLarge, une entité venue de l'Upside Down est restée coincée de notre côté après la fermeture du portail, et cherche désormais à rouvrir la brèche. Un postulat qui sent le réchauffé, à un moment où la franchise approche de sa conclusion.
Lancée en 2016 par Ross et Matt Duffer, Stranger Things reste l'un des plus gros succès de Netflix, avec une note TMDB solide de 8.6/10 et un casting devenu culte (Winona Ryder, David Harbour, Millie Bobby Brown). La série principale s'est conclue après cinq saisons et quarante-deux épisodes, statut Ended. Ce spin-off animé arrive donc en territoire saturé. La nostalgie eighties, les monstres tentaculaires, les gamins à vélo : tout ce qui faisait le charme de 2016 commence à tourner en rond. La critique d'EcranLarge confirme ce que beaucoup redoutaient — Netflix tire sur la corde au lieu de prendre des risques.
C'est une mauvaise nouvelle pour les fans qui espéraient un vrai prolongement narratif, et pas un produit dérivé calibré pour entretenir l'IP avant un éventuel reboot. Quand un univers fonctionne aussi fort que Hawkins, le pire scénario reste de le diluer dans des spin-offs alimentaires.
Petit clin d'œil involontaire : le pitch officiel de Stranger Things parle d'un jeune garçon disparu, d'expériences secrètes et de forces surnaturelles. Dix ans plus tard, Netflix recycle exactement la même mécanique narrative — un portail à refermer, une entité à traquer — sans renouveler la formule. Le format animé aurait pu être l'occasion d'oser autre chose : un autre ton, une autre époque, un autre point de vue. À la place, on récupère un Upside Down un peu plus moche, pour reprendre l'expression d'EcranLarge.
Reste à voir si le public répondra présent malgré la tiédeur critique.
Source : EcranLarge