Scoot McNairy revient sur les twists de la saison 1 de Man on Fire sur Netflix et défend les choix narratifs de Kyle Killen autour de John Creasy.

Scoot McNairy s'est livré à The Hollywood Reporter sur les rebondissements de la première saison de Man on Fire, lancée cette année sur Netflix. L'acteur décortique le sort réservé à Henry Tappan, son personnage, et les coulisses de l'univers de John Creasy. Une mise au point bienvenue après une saison qui a divisé les spectateurs.
Créée par Kyle Killen et diffusée en 2026, la série suit ce mercenaire des forces spéciales rongé par un stress post-traumatique intense, incarné par Yahya Abdul-Mateen II. Aux côtés de Creasy, McNairy partage l'affiche avec Alice Braga dans le rôle de Valeria Melo, Thomas Aquino en Prado Soares et la jeune Billie Boullet, qui campe Poe Rayburn. Son Henry Tappan n'a rien d'un faire-valoir : c'est lui qui porte une grande partie des révélations de la saison. L'interprète y voit un terrain de jeu rare, capable de renverser la lecture du récit en quelques scènes seulement, et il insiste sur la latitude que Killen lui a laissée pour creuser les zones d'ombre du personnage.
La série affiche une note de 6.2/10 sur TMDB.
Un score honnête mais qui trahit un public partagé, en partie à cause d'un rythme lent en première moitié de saison, là où la promesse marketing penchait vers le thriller nerveux. McNairy défend ce choix dans The Hollywood Reporter : la lenteur initiale était selon lui indispensable pour faire mordre les twists du final, en imposant la rédemption de Creasy avant son retour dans le feu de l'action. Sans cette mécanique de mèche lente, Henry Tappan n'aurait pas eu le poids qu'il finit par prendre, ni les zones grises qui rendent sa trajectoire ambiguë jusqu'à la dernière minute. C'est aussi ce qui peut frustrer un spectateur venu chercher de l'adrénaline immédiate, mais la série ne triche pas avec ses prémisses.
Sept épisodes seulement pour cette première saison — un format court, plus proche du thriller britannique que du standard américain. Avec un statut Returning Series confirmé sur TMDB, Netflix garde Creasy en service malgré une réception tiède, et on peut parier que la deuxième saison capitalisera sur les zones grises laissées par Tappan. Reste à voir si la plateforme acceptera de réinvestir dans un format aussi resserré, ou si Killen sera poussé à étirer la formule. À choisir, c'est la première option qu'il faut souhaiter à la série.
Source : The Hollywood Reporter TV