Le revival de Malcolm sur Disney+ abandonne le format épisodique de l'original pour une intrigue unique étirée sur quatre épisodes. EcranLarge n'est pas convaincu.

Le retour de Malcolm sur Disney+ portait un titre rassurant : Rien n'a changé. Selon la critique d'EcranLarge, c'est exactement l'inverse.
La série originale, créée par Linwood Boomer et diffusée sur Fox de 2000 à 2006 pendant sept saisons, tenait son énergie d'un format épisodique nerveux. Chaque épisode était un chaos familial autonome, bouclé en vingt minutes. Ce rythme avait fait de Malcolm un ovni comique, filmé en caméra unique sans rires enregistrés à une époque où personne ne faisait ça en sitcom.
Le revival abandonne cette recette. Les quatre épisodes déroulent une seule histoire, étirée là où l'original compressait. EcranLarge parle d'un étirement pénible, un choix de structure qui trahit l'ADN même de la série. Retrouver Frankie Muniz, Bryan Cranston et Jane Kaczmarek ne suffit pas si le moteur narratif tourne à vide.
C'est un problème récurrent des revivals : confondre nostalgie et continuation. Ramener un casting ne remplace pas une écriture. Malcolm sans ses intrigues épisodiques, c'est comme retirer le montage frénétique à Scrubs — il reste la coquille, pas le souffle.
Ce que beaucoup ignorent : la série originale n'a jamais eu d'épisode final satisfaisant. La saison 7 s'était terminée en 2006 sans vrai point final, Fox ayant annulé la série malgré des audiences encore correctes. Ce revival était l'occasion de refermer le livre. Au lieu de ça, selon EcranLarge, il ouvre un chapitre que personne n'avait demandé.
Source : EcranLarge