Aux Upfronts ABC, Jimmy Kimmel a roasté Disney sur ses milliards perdus. L'occasion de revenir sur Billions, la série signée Sorkin avec Paul Giamatti.

"I Cost Our Company Billions". La punchline de Jimmy Kimmel aux Upfronts ABC a fait le tour des médias selon The Hollywood Reporter : le présentateur a roasté ses propres patrons de Disney devant les annonceurs et averti la salle que les publicitaires étaient "tous foutus" face à l'IA. Mais chez les amateurs de séries, ce mot évoque d'abord la création finance d'Andrew Ross Sorkin.
Lancée en 2016 sur Showtime, Billions a été créée par Andrew Ross Sorkin, Brian Koppelman et David Levien. La série s'est conclue après sept saisons et 84 épisodes, avec une note TMDB stable de 7.7/10, soit une moyenne rare pour un drama financier sur la durée. Au cœur du dispositif : le duel entre Paul Giamatti, qui incarne le procureur fédéral Charles "Chuck" Rhoades Jr., et l'élite des gestionnaires de fonds new-yorkais. Maggie Siff joue Wendy Rhoades, la psychologue qui travaille pour le camp d'en face — la tension conjugale plantée au milieu d'une guerre judiciaire est ce qui sépare la série des autres dramas de Wall Street.
Soyons direct : sans Paul Giamatti, Billions n'aurait pas tenu sept saisons. Son jeu, capable de basculer du chuchotement menaçant au craquage cathartique, donne à Chuck une épaisseur que peu de personnages de série finance avaient atteint avant lui. Une performance sur la durée qui justifie à elle seule de revoir la série en intégrale.
Le rôle de Chuck Rhoades Sr., le père manipulateur, est tenu par Jeffrey DeMunn. David Costabile (Wags) et Dola Rashad (Kate Sacker) complètent l'entourage proche du procureur. Cette filiation père-fils, sous-exploitée pendant les premières saisons, devient un moteur narratif majeur dans le second arc, et c'est elle qui éclaire les choix moraux de Chuck dans la dernière ligne droite. Un casting d'apparence secondaire qui finit par peser sur l'arc moral du héros.
Source : The Hollywood Reporter TV