Charlie Brooker, créateur de Black Mirror, prépare une nouvelle saison de Cunk pour Netflix. Tu rattrapes la mini-série en 2h30, alors fonce.

Charlie Brooker n'en a pas fini avec Netflix. Le scénariste britannique, connu surtout comme le cerveau derrière Black Mirror, prépare une nouvelle saison de Cunk pour la plateforme. Selon AlloCine Series, la mini-série originale se rattrape en seulement 2h30 — autant dire que tu n'as plus d'excuse pour t'y mettre avant la suite.
Si le nom de Brooker te dit quelque chose, c'est forcément via Black Mirror. L'anthologie a démarré discrètement en 2011 sur la chaîne britannique Channel 4, avant d'être rachetée par Netflix qui en a fait l'un de ses fers de lance internationaux. Sept saisons plus tard, le show ne compte pourtant que trente-trois épisodes au total. Un format volontairement court, presque cinématographique, qui lui vaut une note TMDB de 8.3/10 et une réputation tenace : celle de la série la plus exigeante du catalogue Netflix.
Que Brooker élargisse son terrain de jeu en dehors du registre dystopique pur, ça change quelque chose pour son écriture et pour Netflix.
Cunk partage avec Black Mirror cette ironie britannique typique de son auteur : moquerie froide, montage chirurgical, refus du pathos. Mais là où Black Mirror te laisse mal à l'aise pendant trois jours, Cunk mise sur le faux documentaire et le pince-sans-rire. C'est plus court, plus rythmé, et probablement plus accessible pour comprendre comment fonctionne la tête de Charlie Brooker quand il ne te terrorise pas.
L'autre intérêt, c'est de voir le scénariste continuer à produire en dehors du moule Black Mirror. La franchise principale a tendance à perdre en tranchant à chaque saison, certains épisodes récents tournant à l'auto-parodie ou cédant à l'effet de mode tech-anxieuse qu'elle a elle-même créé. Une production parallèle qui fonctionne, c'est aussi ce qui permet à Brooker de garder Black Mirror rare et tendu plutôt que rentable et essoré jusqu'à l'os. Netflix a tendance à essorer ses succès ; l'auteur, lui, tient bon en multipliant les fronts.
Le ratio dit l'essentiel : trente-trois épisodes en sept saisons sur quinze ans, ça fait moins de cinq par run. Brooker sort des cycles courts, soigne plus qu'il ne produit en masse, et c'est probablement ce qui maintient la moyenne TMDB au-dessus de 8 malgré les hauts et les bas individuels. Même logique attendue sur Cunk : 2h30 totales pour une série complète, ça veut dire choisir chaque minute plutôt que diluer.
Date précise de retour ? Pas encore confirmée par Netflix au moment où on écrit ces lignes. Mais 2h30 à investir avant la nouvelle saison, c'est moins qu'une soirée d'hiver. Honnêtement, ça se tente.
Source : AlloCine Series