Le reboot de Malcolm arrive sur Disney+ avec seulement 4 épisodes. Bryan Cranston reprend son rôle de Hal, mais l'acidité de la série originale a disparu.

Le reboot de Malcolm est arrivé sur Disney+, et le constat est amer. Quatre épisodes, une saison bouclée, et un goût d'inachevé qui colle aux doigts. Créée à nouveau par Linwood Boomer, cette suite intitulée Malcolm : Rien n'a changé réunit Bryan Cranston en Hal et une partie du casting original pour une fête d'anniversaire de mariage qui tourne au chaos familial.
Sur le papier, tout y est.
Malcolm, désormais père célibataire, débarque avec sa fille Leah (Keeley Karsten) chez ses parents pour célébrer leurs 40 ans de mariage. Reese (Justin Berfield) et Francis (Christopher Masterson) sont de la partie. Le pitch sent la nostalgie à plein nez, et c'est précisément le problème. Là où la série originale mordait, le reboot se contente de caresser. Selon Journal du Geek, il manque à ces nouveaux épisodes l'acidité et la critique sociale qui faisaient la force du show dans les années 2000.
Avec seulement 4 épisodes pour une saison unique déjà terminée, on est face à un objet télévisuel frustrant. Le format ultra-court aurait pu être un atout, forcer les scénaristes à concentrer leur propos. Au lieu de ça, on a droit à un reunion special déguisé en série.
Frankie Muniz reprend bien le rôle-titre, mais le format ultra-court empêche le personnage de retrouver la profondeur qui faisait sa force. Malcolm adulte, père célibataire à la tête d'une association caritative malgré un QI de 165, avait le potentiel d'un regard aussi acéré que celui de l'adolescent surdoué. Le revival effleure cette piste sans jamais vraiment la creuser, partagé entre la nostalgie pour Hal et l'introduction de la nouvelle génération.
Le vrai sujet, c'est la mécanique même du reboot nostalgie. Disney+ et Hulu (diffuseur aux États-Unis) misent sur la valeur émotionnelle d'une marque plutôt que sur une vision créative. On rassemble le casting, on reproduit les codes visuels, on saupoudre de clins d'œil. Mais sans le regard féroce que la série portait sur la classe moyenne américaine, Malcolm : Rien n'a changé porte ironiquement très mal son titre. Tout a changé, justement, et pas dans le bon sens.
Source : Journal du Geek