Peter Hoar, à qui l'on doit des épisodes de The Last of Us sur HBO, tourne son premier long-métrage avec Leo Woodall et Clémence Poésy.

Peter Hoar n'est pas un nom qui claque comme celui de Craig Mazin, mais on le retrouve au générique de The Last of Us, le phénomène HBO. Cornerstone vient d'acquérir les droits mondiaux de A Waiter in Paris, son premier long-métrage, présenté actuellement au marché du film de Cannes. Leo Woodall et Clémence Poésy partagent l'affiche. BBC Film, Curzon, Cineart et Madman financent le projet, déjà pré-vendu à Curzon pour le Royaume-Uni selon Deadline TV.
Pour comprendre l'enjeu, il faut revenir au CV télé de Hoar.
The Last of Us, lancée en 2023 sur HBO sous la double tutelle de Neil Druckmann et Craig Mazin, c'est 16 épisodes répartis sur 2 saisons et une note TMDB de 8,4/10. Hoar fait partie des réalisateurs qui ont posé le ton visuel de la série. Avant ça, il avait signé It's a Sin, mini-série de Russell T Davies sur l'épidémie de SIDA dans les années 1980 — un drame britannique tendu, primé, sans gras. Le bonhomme sait filmer l'émotion brute dans des espaces clos.
Passer de ces univers à un long-métrage français avec Clémence Poésy, c'est un virage cohérent. Hoar travaille mieux quand le décor est ramassé et que les personnages se cognent les uns aux autres.
La vraie variable d'ajustement, c'est Leo Woodall.
L'acteur britannique enchaîne depuis The White Lotus saison 2 et One Day sur Netflix. A Waiter in Paris peut soit consolider son passage du romcom à un cinéma plus exigeant, soit révéler les limites d'un comédien qu'on a vite catalogué charmeur. Le titre laisse planer le doute sur le ton : drame social ou comédie expat ? Cornerstone n'a rien précisé.
Pour SérieSphère, l'info intéressante n'est pas le casting. C'est que HBO continue d'exporter ses talents télé vers le cinéma indépendant européen, et pas l'inverse. Hoar avait l'épisode pour installer un univers. Il a désormais le grand écran pour faire respirer un serveur parisien.
Source : Deadline TV