Sept saisons, 84 épisodes, 7,7 sur TMDB : retour sur ce que la série Billions et Paul Giamatti laissent derrière eux après une décennie de finance.

Sept saisons, 84 épisodes, et un duel d'acteurs devenu référence : Billions a refermé ses portes après sept saisons à suivre la guerre froide entre un procureur fédéral et un gestionnaire de fonds. La série créée en 2016 par Andrew Ross Sorkin, Brian Koppelman et David Levien aura porté à l'écran une décennie chargée pour Wall Street.
Paul Giamatti y campait Chuck Rhoades, procureur new-yorkais obsédé par la chute des plus gros poissons de la finance américaine.
Face à lui, le pitch promettait l'affrontement avec Bobby « Axe » Axelrod, gestionnaire de hedge fund redouté. Autour d'eux, Maggie Siff incarnait Wendy Rhoades, coach interne et épouse de Chuck, un triangle psychologique qui a porté la série bien au-delà du polar financier. David Costabile en Wags, Condola Rashad en Kate Sacker, et Jeffrey DeMunn dans le rôle du père de Chuck complétaient le casting principal.
7,7/10 sur TMDB. C'est solide, c'est honorable, ce n'est pas un triomphe critique. La note traduit assez bien ce qu'aura été Billions : une série haut de gamme, intelligente, parfois trop bavarde, qui n'a jamais touché la même intensité fanatique qu'un Succession ou qu'un Mad Men. Mais elle a tenu sept saisons. À l'heure où la durée de vie moyenne d'une série prestige s'est effondrée, c'est un exploit.
Le créateur Andrew Ross Sorkin n'est pas n'importe qui : journaliste au New York Times, auteur du livre de référence sur la crise de 2008 (Too Big to Fail), il a écrit la série avec la précision d'un économiste. Cette ADN-là (finance vraie, jargon assumé, références à la SEC, aux LBO, aux hedge funds) a structuré la série du début à la fin.
Le statut « Ended » est officiel.
Ce qui reste, c'est un personnage : Chuck Rhoades. Paul Giamatti aura passé une partie de la décennie à incarner ce procureur cassant, dévoré par son ego et ses convictions. Le rôle a redéfini sa carrière à un moment où on commençait à le cantonner aux seconds couteaux. Sept saisons plus tard, il en sort plus grand qu'il n'y entrait. Et si tu ne l'as pas suivie en première diffusion, la série reste à rattraper dans le désordre — chaque saison se tient.
Source : Deadline TV