Netflix dégaine ce soir Narco-Saints, K-drama inspiré d'une histoire vraie présenté comme le cousin coréen de Narcos. La comparaison tient-elle ?

Netflix met en avant Narco-Saints, mini-série coréenne inspirée d'une histoire vraie qui plonge dans le trafic de drogues et l'espionnage à travers le regard d'un citoyen ordinaire. AlloCiné la présente comme « le cousin coréen de Narcos », une comparaison qui n'est pas anodine quand on connaît la stature de la série originale. Le pari est simple : capitaliser sur la marque colombienne pour pousser un thriller asiatique encore peu visible en France. Reste à savoir si le rapprochement tient la route au-delà du marketing.
Petit rappel pour situer la barre. Narcos, lancée en 2015 par Chris Brancato, Doug Miro et Carlo Bernard, a totalisé trois saisons et trente épisodes avant de tirer sa révérence. La série affiche une note d'environ 8,1/10 sur TMDB, ce qui la place tout en haut du panier des fictions criminelles de la plateforme. Pedro Pascal y incarnait l'agent de la DEA Javier Peña, un rôle de premier plan dans son parcours d'acteur.
Comparer Narco-Saints à ce monument relève donc du pari risqué.
Sur le papier, le rapprochement se défend : trafic international, infiltration, racines documentaires. Mais là où Narcos s'étalait sur trois saisons pour cartographier les cartels de Medellín puis de Cali, Narco-Saints joue la carte de la mini-série dense — un format resserré bien adapté au catalogue Netflix. Tu peux t'attendre à un récit nerveux, sans la fresque historique qui faisait la singularité du modèle colombien.
Un détail que la dépêche n'évoque pas : Narcos a réuni Damián Alcázar et Francisco Denis dans les rôles des frères Gilberto et Miguel Rodríguez Orejuela, têtes du cartel de Cali. Ce duo d'antagonistes a porté la saison 3 et défini le ton du second cycle. Narco-Saints devra démontrer ce même niveau de casting pour mériter la parenté revendiquée.
Verdict ? Si tu cherches une nouvelle dose après le final de Narcos, la curiosité vaut le détour. Évite simplement la comparaison frontale : le ton coréen et le format court imposeront leur propre rythme.
Source : AlloCine Series