La saison 2 de Berlin arrive sur Netflix le 15 mai avec le vol de La Dame à l'hermine, mais le casse se noie dans les intrigues sentimentales.

Trois ans après son escapade parisienne, Berlin est de retour sur Netflix ce 15 mai pour une deuxième saison. Cette fois, le personnage culte incarné par Pedro Alonso s'attaque à La Dame à l'hermine, le tableau mythique de Léonard de Vinci. Le créateur Álex Pina remet ainsi sa signature au cœur de l'univers qui l'a rendu mondialement célèbre avec La Casa de Papel. Sur le papier, tous les ingrédients sont réunis : un casse impossible, une œuvre d'art convoitée, et un protagoniste charismatique qui adore se mettre en scène. Pourtant, selon Numerama, la mécanique s'enraye sous le poids d'intrigues sentimentales envahissantes.
Le verdict de la critique fait mal.
Le reproche principal adressé à cette saison 2 est limpide : le casse, qui devrait être le moteur narratif, passe au second plan derrière des histoires de cœur entre les membres de la bande. C'est un virage risqué pour une franchise dont l'ADN repose sur la tension chronométrée des plans millimétrés du Profesor. Álex Pina avait pourtant trouvé une formule explosive en 2017 avec La Casa de Papel, qui a tenu cinq parties et 41 épisodes au total avant sa conclusion en 2021. Cette série mère a été co-diffusée sur Antena 3 puis Netflix et conserve aujourd'hui une note flatteuse de 8.2/10 sur TMDB, preuve que le public garde un attachement fort à cet univers.
D'où une question légitime : ce spin-off centré sur Berlin est-il en train d'épuiser son capital sympathie ?
Étirer la mythologie d'un personnage déjà mort dans la série originale était un défi narratif. La première saison de Berlin, sortie fin 2023, avait reçu un accueil tiède malgré le décor parisien et le braquage de bijoux. En enchaînant avec un nouveau casse — autour cette fois d'un chef-d'œuvre de Léonard de Vinci — Pina double la mise sans changer la formule. Le risque était prévisible : sans le suspense politique et social qui tendait La Casa de Papel, Berlin se retrouve à devoir tout porter sur le charisme d'un seul homme et de sa joyeuse troupe.
Pour les fans inconditionnels de Pedro Alonso, le rendez-vous reste évidemment incontournable. Pour les autres, mieux vaut sans doute relancer les cinq parties originales que de s'infliger un soap déguisé en thriller. Netflix, qui a fait du braquage espagnol l'une de ses marques de fabrique, va devoir trouver un nouveau souffle pour cette franchise.
Source : Numerama