Avant Yellowstone et ses 53 épisodes, Taylor Sheridan a fait ses débuts en 1994 dans Walker Texas Ranger, face à Chuck Norris.

Bien avant de bâtir l'empire Yellowstone et ses spin-offs, Taylor Sheridan a fait ses premiers pas devant la caméra dans un rôle bien moins glorieux. Selon AlloCine Series, le futur showrunner star de Paramount a décroché sa toute première apparition dans Walker, Texas Ranger, la série culte portée par Chuck Norris. Vingt-quatre ans séparent ce passage discret du lancement de Yellowstone en 2018, devenu depuis l'un des plus gros phénomènes du câble américain. Le contraste est saisissant entre le jeune figurant texan et l'auteur prolifique qui domine aujourd'hui Paramount Network. Cette anecdote rappelle à quel point Hollywood reste un long jeu de patience.
Tu connais sans doute Sheridan pour Yellowstone, créé avec John Linson et arrêté après cinq saisons et 53 épisodes — une décision actée alors que la série affichait toujours une note solide de 8,3/10 sur TMDB.
Mais avant Kevin Costner, avant Kelly Reilly et Cole Hauser, il y avait donc Chuck Norris.
Ce n'est pas un simple clin d'œil nostalgique. Walker, Texas Ranger a tourné sur près d'une décennie et formé toute une génération d'acteurs et de techniciens du Texas, terrain que Sheridan exploite depuis dans ses fictions néo-western. On comprend mieux pourquoi ses séries sentent autant la poussière et le cuir : il a appris le métier sur ce plateau-là, pas dans une école new-yorkaise. Sheridan n'a jamais caché qu'il avait galéré comme acteur pendant près de vingt ans avant de basculer vers l'écriture. C'est ce qui rend son ascension récente particulièrement vertigineuse.
La bascule se produit en 2015 avec le scénario de Sicario. Trois ans plus tard, Yellowstone débarque sur Paramount Network et installe la dynastie Dutton — John, Beth, Kayce, Jamie, Rip — dans le paysage culturel américain. Aujourd'hui, le ranch fictif du Montana a généré un univers étendu (1883, 1923, et les suites annoncées) qui structure quasiment toute la grille de Paramount.
Le rôle de Sheridan dans Walker est minuscule, anonyme, du genre qu'on coupe au montage. Mais c'est précisément ce type de figuration alimentaire qui l'a poussé à écrire ses propres histoires plutôt que d'attendre qu'on l'embauche. Si tu veux tester la théorie, relance la série de Chuck Norris et guette les visages : tu y croiseras peut-être le futur patron du néo-western, perdu dans la foule.
Source : AlloCine Series